À l'écoute de l'espace — L'espace de l'écoute
Le sujet dispose devant lui d'un espace où va pouvoir se déployer son monde intérieur, pour peu qu'on lui propose une feuille de papier et des crayons. Ces dessins ont bien sûr une signification projective, mais ils peuvent également servir d'adjuvant à la cure sonique. Outre le fait que le langage plastique puisse enrichir les données de la clinique, l'activité d'expression est un agent de communication, de catharsis et de psychosynthèse.
La psychosynthèse, ce n'est ni expliquer, ni disséquer, mais situer. Une fois dessinée, la réalité intérieure devient objet de contemplation et de méditation, et donc transformateur possible. En outre, comme dit Bachelard, les archétypes sont des symboles moteurs.
En fait, ce serait plutôt d'abord comme des minuscules petites graines, insipides, sèches, ternes, ridicules. Plantées dans le jardin intérieur, entretenues secrètement, elles poussent : votre jardin devient éblouissant de vie, de vibrations, de sons, de couleurs, de richesses, de parfums, de saveurs, d'extase. L'œuvre que le sujet travaille, le modèle en retour, pour peu qu'il s'y soit suffisamment investi.
Lorsque l'œuvre a trouvé son équilibre, suivant la voie des archétypes et la voix de la Tradition, le sujet est en harmonie avec l'univers. C'est tout le principe des mandalas et du grand-œuvre, maçon ou alchimique.
L'espace de l'inconscient est a-spatial comme il est a-temporel ; aussi les sujets, en début de traitement, n'en possèdent guère. Il sera au terme, lorsque l'espace intra-psychique s'oriente vers la lumière, lux, lug, le logos.
Le symbole comme re-présentation
Le symbole est une re-présentation. Il n'explique rien, ne prouve rien, ne conteste rien : il réconcilie. Il suggère mais n'expose pas. Au lieu de se fonder sur le principe du tiers exclu comme la logique conceptuelle, la symbolique présuppose au contraire un principe de tiers inclus, c'est-à-dire une complémentarité universelle. Symballein veut dire mettre ensemble, dans un sens plus spécial : tresser (qui renferme la racine : trois).
Les amis qui se quittaient brisaient une petite tablette, chacun prenant pour soi un des deux morceaux, le transmettant au besoin à leurs héritiers. Les morceaux s'appelaient « symboles » et signifiaient cette alliance pour la suite des temps. À l'occasion de retrouvailles, on réadaptait les morceaux, témoignant que l'union était restée intacte. Ceci montre que le caractère symbolique implique une idée de re-connaissance. Être re-connu, c'est naître à l'ordre symbolique. Les pythagoriciens appelaient « symbole » le mot de passe qui permettait aux initiés de se reconnaître. Dans les mystères, le mot de passe contenait une vérité portant une garantie de salut. On appelle symbole le résumé essentiel de la voie. Ainsi, le résumé de la catéchèse chrétienne s'appelle : le symbole des Apôtres.
Le symbole est donc vrai parce qu'il s'accorde avec l'original. Il est par essence union et harmonie. La connaissance symbolique est une saisie intuitive. Il y a un risque à vouloir interpréter les symboles : celui de la chasse aux papillons, que l'on épingle ensuite. Dans la transposition en concepts, il reste toujours un résidu incommunicable. Ce qui, par essence, est synthèse, résiste à l'analyse. Comme dit Héraclite : « Dieu ne cache pas, ne révèle pas, mais seulement indique » (encore que ré-véler, c'est au fond re-voiler). Et Aristote : « On ne démontre pas les principes, mais on perçoit directement la vérité. »
En logique tout revient à des principes nets, à des conclusions précises. Il s'agit donc d'un travail où les facultés sensibles n'ont qu'une fonction d'organe de réception. Par contre, les sens collaborent constamment avec l'esprit dans les connaissances symboliques. Elle ne se dévoile qu'aux sens éclairés par l'esprit et à un esprit qui s'appuie sur le sens. Elle échappe à l'esprit qui s'émancipe des sens et aux sens qui ne cherchent que le sensible. Le spiritualisme est l'ennemi du symbole au même titre que le matérialisme, en séparant la matière de l'esprit. Le symbole saisit l'esprit à travers les sens, sans l'y retenir captif. À l'heure actuelle, un vent d'iconoclasme vide certaines églises. Proverbe chinois : « Quand un doigt montre la lune, je regarde la lune et non pas le doigt. »
Le Verbe est Lumière et Vie
Dans les dessins pointe la dynamique thérapeutique des conflits intra-psychiques, dynamique qu'annonce le prologue même de l'Évangile de Saint Jean que l'on ne saurait trop méditer (et qu'il reprend dans sa première épître) :
Le Verbe est Lumière et Vie.
Le Verbe, c'est aussi le vibre, les vibrations, le son avant d'être la parole. « Tout vibre, en haut comme en bas », dit Hermès.
| Le verbe | φῶς (en grec) Phoebus | = Lumière — Phos |
| (vibre) | βίος | = Vie — Bios (le Soleil) |
Les traitements par les sons font apparaître la thématique solaire dans ces microcosmes que sont les dessins, et le processus de guérison est un phénomène de lumière, ce que la Tradition ne cesse de répéter depuis au moins 6 000 ans.
(Nous ferons un petit tour bibliographique dans ces forêts de symboles aux clins d'yeux familiers, comme dit Baudelaire, mais nous ne retiendrons que ce qui concerne la seule tradition occidentale, chrétienne essentiellement, puisque c'est la seule vivante avec l'ancien et le nouveau testament.)
Il y a une analogie structurale entre le monde physique, psychique et métaphysique, et les mots de lumière et de vie y ont les mêmes fonctions.
Du minéral au vivant
Les sujets dont l'organisation psychologique est sur le mode obsessionnel ont une représentation du monde minéralisée et dévitalisée. Par le bios, la vie, ils passeront de leur monde fantasmatique — dont la contemplation leur apporte une jouissance mentale dont le corps est exclu — à ce monde charnel et sensitif où l'amour les met en relation. Mais bien sûr, « étroite est la porte, et resserré le chemin qui mène à la vie ! » (Matthieu VII, 14).
Il s'agit d'hystériser (hystérie = utérus) l'obsessionnel. Le Monde, ce sont les ondes. Comme dit une réclame à la télé : « les couleurs, c'est la vie ». C'est le vivant, les eaux, les végétaux. C'est l'espace contenant la totalité des virtualités, c'est aussi le monde de l'inconscient, de la mère, de la mer, de la mère cosmique, la matière, la mater, la terre et la lune, les cycles, le retour du même, la compulsion de répétition, la relation en miroir de Narcisse qui se noie, le discours de l'Autre, le masque, le personnage (la per-sonne : ce à travers quoi ça sonne). C'est aussi le grand mammifère des dessins d'enfants et des chapiteaux de cathédrale (baleine, éléphant, requin, etc.). C'est l'homme animal enfin, dont l'ontogenèse reprend la phylogenèse, né de l'eau et qui doit encore naître à la conscience — renaissance dans le ventre du poisson, autre Pinocchio qui retrouve son père dans le ventre du monstre. (Le poisson est, comme l'eau, symbole de vie.)
Empédocle (430 av. J.-C.) : « Je fus une plante, un poisson muet plongeant dans les flots, une petite fille, un jeune garçon. » Et Saint Grégoire le Grand, reprenant la tradition des Pères grecs : « L'homme a quelque chose de commun avec toute créature. Il partage l'existence avec les pierres, la vie avec les arbres, la sensation avec les animaux, la connaissance avec les anges. Et si l'homme possède ce caractère commun avec chaque créature, c'est que vraiment il est, d'une certaine manière, chacune d'elle. »
Du passage : l'arc-en-ciel et le papillon
Après le thème de mort-renaissance, du minéral au vivant, le processus de transformation suivant sera plutôt sous le signe du passage, du pont, du portail ou de la porte. Il prend souvent les couleurs de l'arc-en-ciel, symbole du pont entre la terre et le ciel, entre le matériel et le spirituel. Les couleurs du spectre peuvent apparaître toutes ensemble sous prétexte de quelque thème multicolore (plumes, drapeaux).
L'arc-en-ciel est le symbole de l'Isis celtique des druides, la virgo paritura, la vierge noire devant enfanter, archétype de la renaissance dont parle Jésus à Nicodème.
Le papillon est aussi fréquent à ce stade. En grec, le papillon, ça se dit psyché. À chaque étape, la croissance n'est pas un grossissement, mais une transformation. Le papillon n'est pas une grosse chenille. Peut-être le rêve de la chenille était-il de devenir la plus grosse de la forêt ? Il va falloir pourtant qu'elle se dépouille de son corps de chenille et qu'un corps nouveau lui soit donné. Ce passage se fait par la médiation de l'air, du volatil, des volatiles. Les oiseaux sont constants. Comme dit Luc (XIII, 18) : « Le royaume est au-dedans de vous. Il est semblable à une graine dans un jardin ; elle pousse, devient un arbre, et les oiseaux viennent. » En psychologie comme en chimie, c'est la sublimation, c'est le passage du solide au gazeux, sous le signe de l'étoile (compo-stelle : le champ de l'étoile) ; celle du champ alchimique, quand le soufre (souffre) philosophal, au moment de sa forme cristalline (christaline) étoilée, indique le chemin, celui du passage du plomb vers l'or, du vulgaire au sublimé, de la pulsion instinctuelle à la sublimation des instincts.
« Dans la littérature psychanalytique, on recourt fréquemment au concept de sublimation ; il est en effet l'index d'une exigence de la doctrine, dont on voit mal comment on pourrait se passer. L'absence d'une théorie cohérente de la sublimation reste une des lacunes de la pensée psychanalytique. Une pulsion est dite sublimée dans la mesure où elle est dérivée vers un nouveau but non sexuel et où elle vise des objets socialement valorisés. Freud a tenu pour essentielle la capacité de sublimer dans l'issue des traitements, sans d'ailleurs pour autant la montrer concrètement à l'œuvre. » (Vocabulaire de la psychanalyse, Laplanche et Pontalis.)
Ce passage, c'est celui de l'eau au feu. Saint Jean-Baptiste (Matthieu et Luc), qui a remplacé au solstice d'été l'archange du feu Uriel (feux de la Saint Jean), nous dit : « Je baptise dans l'eau… Celui qui baptise après moi baptise dans le feu. »
Pour Plutarque, « l'eau sanctifie » (c'est-à-dire, rend sain, avant de rendre sain-t) « et le feu purifie ». Ceux dont l'organisation psychologique est sur le versant hystérique interposent le corps comme source principale de jouissance entre eux-mêmes et leurs fantasmes, évitant ainsi toute conscience. À ceux-là, il faut apporter la lumière de la Connaissance, de la Sagesse : Phos.
Comme disent les Proverbes (VI, 23) : « Le commandement est une lampe, l'enseignement une lumière. » Ils sont alors en relation, non plus avec le monde (les ondes, les eaux), mais avec le cosmos (l'univers organisé, l'espace orienté).
De l'eau à la lumière
En grec, l'idée d'ordre et de beauté vient du feu (du phénicien phos — Phénicien, c'est phos-niké, la victoire de la lumière). C'est le passage de l'ancien testament :
(Ps 124) « Le torrent passait sur notre âme en eaux écumantes, les eaux nous submergeaient. »
(Ps 42) « La masse des flots a passé sur moi. »
(Ps 69) « Sauve-moi car les eaux me sont entrées jusqu'à l'âme… que le flux des eaux ne me submerge. »
(Ps 144) « Tire-moi des grandes eaux. »
(Ps 18) « Il me délivre des grandes eaux. »
… au nouveau :
Siméon : « Mes yeux ont vu ton salut, lumière pour éclairer. »
Luc : « Tendresse de notre Dieu qui nous amène la visite du Soleil Levant. »
Matthieu : « Le peuple qui était dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient l'obscurité, une lumière est levée. »
Jésus en Jean (XVII, 35) : « Je suis la lumière. »
en Luc (XII, 49) : « Je suis venu apporter le feu. »
et Marc : « Ayez du feu en vous-mêmes. »
Paul aux Hébreux : « Dieu est un feu dévorant, celui qui fait de ses serviteurs une flamme de feu. »
C'est ainsi que des eaux, par l'air, le dessin en arrive à la lumière, symbole de guérison et de salut, qui est soleil, feu, temple. C'est la symbolique du Père, ce 3e terme qui instaure la relation triangulaire, le père cosmique, Dieu (qui vient du sanscrit div : briller, qui a donné Zeus, deus, dios). Le ciel, c'est la maison du Père. C'est le temps, les rythmes (Ouranos-Chronos-Jupiter, jour-pater). C'est la racine aor, la lumière, ur le feu. C'est le chrisme. « Le sceau du dieu vivant, c'est le soleil », disent les Védas. Zoroastre : « Le ternaire partout brille dans l'univers. »
Rappelez-vous Noël — le Néo-Hélios, le nouveau soleil ; les langues de feu de Pentecôte ; la liturgie du feu de la veillée pascale.
Le soleil est donc agent de synthèse et lumière de la connaissance. C'est le mariage de l'esprit et de la matière, l'individualité, l'homme spirituel. Paul aux Corinthiens : « S'il y a un corps psychique, il y a aussi un corps spirituel. Ce n'est pas le spirituel qui paraît d'abord, c'est le psychique, puis le spirituel. » Et Saint Jude dans son épître : « Ces pères psychiques qui n'ont pas d'esprit. » Le rêve éveillé dirigé a permis de constater l'association de l'or, de l'ascension et de la sublimation, c'est-à-dire l'universalisation et la synthèse. Hermès termine la Table d'Émeraude en disant : « Ce que j'ai dit de l'opération du soleil est accompli. »
Les deux âges du dessin
On peut très nettement séparer les dessins en deux âges, avec une charnière à douze ans. C'est l'âge de l'initiation aux mystères, c'est-à-dire de l'entrée dans l'univers des archétypes. Avant, le discours de l'enfant est totalement dépendant du discours familial, et les archétypes ne seront présents que s'ils sont déjà opératifs dans la famille. Après, père et mère réels s'effacent devant le Père et la Mère cosmiques. L'enfance est à son terme, Jésus est retrouvé au temple : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne savez-vous pas que je me dois aux affaires de mon Père ? » Le sevrage est fini. Re-naissance d'un sujet de désir dans le champ de la Parole. Le père s'efface devant le Père : re-connaissance du désir, du désir de reconnaissance : « Vous avez reçu un esprit de fils qui nous fait nous écrier : Père ! L'esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes des enfants de Dieu, enfants et donc héritiers, héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ. » (Paul aux Romains, 8, 15.)
Le cheminement des dessins au cours des thérapies suit la route ainsi figurée pour la spirale (spire = engendrer, semer) :
Pour ne pas trop simplifier en faisant croire qu'en haut apparaît l'être masculin ordonnant tout et que d'en bas vient l'être féminin qui engendre toutes choses, nous verrons sur le canevas récapitulatif que la succession :
éLéMeN-t → LiMoN → aLiMeN-t → sub-LiMen (sublimer) → LuMeN
… montre bien qu'au fond, la lumière a toujours déjà été là.
(En sémantique sacrée, on ne tient compte que des consonnes. Les voyelles, elles, constituent la participation du divin, qui permet au mot d'être dit, et donc de vivre, puisque Dieu, c'est IÉOUA ou IAOUE, c'est-à-dire les cinq voyelles — I = J et U = V.)
En définitive, il ne s'agit donc pas de supprimer le corps pour libérer l'âme, comme si elle était dans une prison, mais de sublimer la matière, de l'illuminer en quelque sorte (comme le définit au fond le dogme de l'Assomption de la Vierge), pour que l'esprit ne soit pas sous la tutelle du corps ni l'âme emprisonnée dans les méandres de l'esprit, mais que le corps soit sous le contrôle de l'esprit et que celui-ci soit sous la garde de l'âme.
Étapes du développement psychique
On pourrait résumer ainsi les principales étapes du développement psychique :
| Conscience latente | minéral (obsessionnel, où sont prévalentes les pulsions de mort qui tendent à la réduction des tensions, c'est-à-dire à ramener l'être vivant à l'anorganique) |
| Instinct de conservation | végétal |
| Sentiment naissant | organisation hystérique (hystérésis = ce qui persiste) |
| Sentiments, instincts | |
| Subconscient | |
| Conscience en sentiments et pensée | homme psychique (normal) |
| — | homme spirituel (inspiré) |
| Conscience christique | dont les fruits sont la charité, la joie, la paix, la patience, la bonté, la serviabilité, la confiance, la douceur, la tempérance (Paul aux Galates) |
L'homme est lui-même la matière du grand œuvre dont le verbe divin est l'alchimiste et l'esprit saint le feu secret.
Deux figures de la mythologie
Pour finir, je prendrai deux traits exemplaires dans la mythologie (mythos-logos : la parole du verbe, et aussi : la parole muette ; légende : ce qui doit être lu).
Le combat musical de Pan et d'Apollon
Apollon : le dieu solaire, qui traverse les cieux sur un char éblouissant, et qui symbolise la suprême spiritualisation. Il joue de la lyre, aux charmes de laquelle, au dire de Plutarque, les pythagoriciens recouraient avant de se livrer au sommeil « afin d'apaiser et d'enchanter les éléments instinctifs et passionnés de leur âme ». L'art ancien a souvent célébré la lutte musicale qui opposa Pan, avec sa flûte à tuyaux réunis — dieu champêtre et sensuel que des pieds fourchus d'herbivore relient à terre — à Apollon, le dieu de la lumière, de l'harmonie, de l'éloquence et de la beauté, avec sa lyre. Tous deux jouèrent avec grand talent, mais de la lyre s'envolent des accords si beaux que la flûte, auprès d'eux, ne semble que balbutier. Pourtant, le roi Midas, arbitre de la lutte harmonieuse, étrangement aveuglé, se prononce pour Pan contre Apollon. Il lui en coûta une paire d'oreilles d'âne.
Le poète Orphée
(Phos d'aor : lumen de lumine du symbole de Nicée — aur-rophée : qui guérit par la lumière.) Ancien argonaute, conquérant de la Toison d'Or, divinisé en tant que fils d'Apollon lui-même, il parvint à la suprême puissance de l'art. Au dire des anciens, aux harmonies ineffables qui s'envolaient de sa lyre et de ses lèvres, « les oiseaux venaient » — suivez bien ici tout ce qui se dit, vous le retrouverez dans quantité de dessins — « les fauves les plus féroces, devenus attentifs et doux, se couchaient à ses pieds, les arbres dénudés se couvraient de verdure et les boutons s'épanouissaient, les vents et la grêle s'apaisaient et les navires enlisés dans les sables allaient eux-mêmes à la pleine eau ! ». Orphée disait : « Laissez-vous traverser par les sons. »
Les audio-psycho-phonologues, aussi, cherchent à être en quelque sorte disciples d'Orphée, puisque ceux-ci étaient appelés les eumolpides, c'est-à-dire ceux qui ont la voix accomplie.
— Dr Michel G. Mouret, psychiatre, Centre Hospitalier Spécialisé de Pau. Communication au IIIe Congrès National de l'Association Française d'Audio-Psycho-Phonologie (AFAPP), Amiens.